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L'argent roi

L’argent roi

LE 20 JUILLET, 2012 DANS DÉMOCRATIE / OLIGARCHIEPHILOSOPHIE POLITIQUE PAR CÉDRIC BERNELAS

 

L’élection permet aux plus fortunés d’acheter le pouvoir. C’est là que l’économiese synchronise avec la politique.

Qui financent les campagnes électorales ? Pourquoi les banques ont-elles acheté tous les médias ? N’est-ce pas la candidature la plus visible qui risque d’être ainsi élue ? Comment travaille-t-on l’opinion pour imposer un candidat ?

Ne dit-on pas: « celui qui paie les musiciens choisit la musique » ?

Cessons-là ces questions dont tout le monde connaît les réponses mais dont personne ne veut faire le lien avec la mascarade politique dans laquelle nous nous prosternons. Pas la peine d’avoir fait Science-Po ou l’ENA pour comprendre que les plus riches ou leurs serviteurs, toujours minoritaires, sont ceux qui dirigent dans un système qui prétend pourtant au gouvernement de la majorité. L’élection sert alors à les mettre au pouvoir.

Ainsi nous consentons à notre servitude et nous alimentons cette soumission. Depuis que toute autorité n’est légitime que par le consentement de ceux sur qui elle s’exerce, les citoyens alors électeurs n’ont pas d’autre alternative que de choisir un maître pour s’y soumettre ensuite.

L’oligarchie s’est affirmée en un gouvernement de l’économie résolu à faire oublier le politique, tout en en préservant sa parure. Cette justification diplomatique par l’économie s’est précipitée depuis 1973 sous la présidence de Pompidou. Elle n’a fait que s’accroitre de Mitterand à Sarkozy : nous sommes passés du règne de l’argent-roi à l’empire du bling-bling.

L’oligarchie politique s’est convertie en tyrannie économique. Tyrannie tolérée par notre aveuglement politique ivre de prestige pseudo-démocratique.

De concert, les oligarchies ont consolidé leur ascendant et planifié un pouvoir mondialisé de l’argent. Ceci afin de parfaire leur logique dominatrice tout en se protégeant de protestations trop ciblées.

Les oligarchies n’ont pas de sentiment national, ni de sentiment tout court. Ce sont des castes apatrides vivant là où leurs intérêts les mènent, où l’impôt est inexistant et l’exploitation facile.

Voilà donc une mondialisation abstraite, impersonnelle et insaisissable mais responsable de tous les maux politiques, de toutes les crises économiques, et sur laquelle converge toute l’indignation des citoyens. Ils en oublient du même coup que nos oligarques sont les principaux maîtres d’œuvre de ce projet de domination mondiale.

                Cédric Bernelas




21/07/2012
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